Saint Sébastien

Parler de Saint Sébastien est une occasion rêvée d’évoquer un sujet prisé des grands maîtres de la peinture religieuse, mais aussi la plus belle ville du monde (en toute simplicité).

Ce martyre, centurion romain ayant défendu ses coreligionnaires dans leur foi chrétienne, est toujours représenté attaché à un arbre, poteau, colonne… transpercé de flèches — qui ne le tuèrent pas (miracle !), il fallut l’achever.

Bien sûr, les plus belles représentations datent de la Renaissance italienne. Parmi elles le très beau Saint Sébastien de Mantegna que vous pouvez admirer au Louvre, ou encore celui de Messine conservé à Dresde.

La tableau de Mantegna nous montre un Saint souffrant, les yeux levés vers le ciel, massif et puissant, surplombant les archers assassins qui semblent se trouver sous terre, tandis que derrière lui s’élèvent les ruines d’une Jérusalem céleste.

Celui de Messine a également la perspective basse mais celle-ci le rend monumental par rapport à la ville située en arrière-plan. Ici le saint protège la ville de Venise contre la peste.

Et le rapport avec la plus belle ville du monde ? Et bien à Saint Sébastien (c’est elle la plus belle) — ou Donostia, ou encore San Sebastián — l’église de Santa María del Coro a placé au-dessus du portail une reproduction/interprétation de l’Esclave mourant de Michel-Ange. Transpercé de flèches il devient Saint Sébastien !

 

Andrea Mantegna, Saint Sébastien, vers 1478-1480, tempera sur toile, 255 x 140 cm, Musée du Louvre, Paris

Entrée de la Basilique Santa María del Coro, San Sebastian

 

Antonello de Messine, Saint Sébastien, vers 1478, huile sur panneau de bois, 171 x 85,5 cm, Gemäldegalerie Alte Meister, Dresde

Détail de la façade avec la sculpture représentant Saint Sébastien.

Michel-Ange, Esclave mourant, 1513-1515, Musée du Louvre, Paris